Ce glossaire explique les termes spécialisés de la biologie, de la botanique, de la zoologie et de la mycologie, ainsi que les termes utilisés en cécidologie. Il a pour but de faciliter la compréhension des nombreux termes spécialisés employés dans la galerie d’images et sur les pages d’information de ce site.
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Un réactif est une substance utilisée pour identifier une autre substance, c’est-à-dire un moyen de détection dans une réaction analytique. L’ajout du réactif provoque une réaction chimique avec formation d’un précipité caractéristique ou un changement de couleur permettant de conclure à la présence ou à l’absence de certains ions ou groupes fonctionnels. De nombreux réactifs portent le nom de leur concepteur ou découvreur, par exemple le réactif de Melzer.
Le réactif de Melzer est une solution d’iode élémentaire, d’iodure de potassium et de chloral hydrate dans l’eau. Il s’agit d’un réactif de détection utilisé notamment en mycologie. Avec l’eau, c’est l’un des milieux les plus utilisés pour l’examen des champignons. Le réactif de Melzer s’est imposé comme milieu de préparation apprécié en taxonomie des herbiers, car il homogénéise et éclaircit optiquement le cytoplasme mort souvent gênant ; en outre, sa viscosité élevée supprime le mouvement brownien.
Substances ou colorants qui provoquent, dans certaines structures, des réactions se manifestant par des changements de couleur. Ils servent en partie à mieux faire ressortir certaines structures par rapport à d’autres. Certaines réactions spécifiques révèlent des caractères pouvant être importants pour la taxonomie ou l’identification.
Structure spongieuse, compartimentée et fortement extensible, de type pseudoparenchymateux, des gastrothèces des Phallales (champignons puants). Par l’allongement du réceptacle, la glèbe mûre est soulevée après l’ouverture de la péridie et devient accessible aux insectes. Le réceptacle peut être en forme de pied, de candélabre ou ramifié en réseau. Chez le genre Phallus (satyrions puants), il est divisé en partie du chapeau et partie du pied ; chez certaines Phallaceae, un voile (indusium) s’ajoute à ces deux parties. Ces fructifications sont appelées « dames voilées ».

Reposant à plat sur le substrat, sans formation de chapeau.
Les rhizomorphes sont des cordons mycéliens épaissis de certains basidiomycètes, constitués d’hyphes externes et internes. La couche externe est généralement fortement épaissie, pigmentée et sclérifiée. Les rhizomorphes ressemblent non seulement aux racines des plantes, mais servent également au transport des substances. Ils servent surtout à exploiter de nouvelles sources de substrat, mais peuvent aussi transporter des substances vers des fructifications situées à distance. Les rhizomorphes sont bien connus chez les armillaires (Armillaria), qui forment avec les arbres non seulement des mycorhizes, mais pénètrent également le réseau racinaire des arbres hôtes.
Écies à parois présentant des structures en réseau (Roestelia à roestéliospores). L’image montre un détail de la rouille grillagée du poirier (Gymnosporangium sabinae).

Disposition en anneau des fructifications de certaines espèces de champignons (petite image). Elle résulte du développement circulaire et sans entrave du mycélium.
Les rouilles ou champignons de la rouille (Pucciniales) constituent un ordre de basidiomycètes (Basidiomycota). Ce sont des parasites de plantes qui attaquent principalement les axes des pousses et les feuilles. Leur cycle de vie est complexe et comprend souvent un changement d’hôte. Plusieurs représentants ont une importance économique, car ils attaquent les plantes cultivées.